Brésil
Exposition 2024 & 2025
Exposition 2024 & 2025
En août 2024, masonn est présenté à l’Instituto Energisa (João Pessoa), marquant une première étape de son déploiement au Brésil. Le projet y explore l’architecture vernaculaire et le réalisme mystique à l’échelle de l’Atlantique noir, interrogeant la manière dont les communautés afro-diasporiques transforment l’habitat en archive vivante.
En 2025, dans le cadre de la Saison France-Brésil 2025, le collectif poursuit cette recherche à travers deux expositions :
- “to to to kô kô kô”, au Museu do Homem do Nordeste (Recife), invoque les architectures, gestes et mémoires de l’Atlantique noir. Entre Guadeloupe, Nordeste brésilien et Côte d’Ivoire, l’exposition interroge comment les formes vernaculaires de l’habitat, les pratiques du soin et les rituels deviennent des témoins vivants d’une mémoire en mouvement. Le faire-architecture y est pensé comme acte de mémoire et de devenir : construire, c’est réparer, convoquer, relier. Photographie, installation, vidéo et son transforment l’habitat en expérience poétique et rituelle.
- “Respirando Underwater : Kont from the Inside”, à l’Estação Cabo Branco (João Pessoa), prolonge les réflexions de Paul Gilroy sur l’Atlantique noir en déplaçant le regard depuis les Suds et depuis l’intérieur des corps. L’exposition envisage la diaspora comme espace relationnel et vivant, où archives, imaginaires et savoirs vernaculaires afro-descendants circulent et se réinventent.
À travers photographie, vidéo, performance, son et installation, masonn affirme au Brésil une architecture vivante, pensée comme lieu de mémoire, de circulation et de projection diasporique.
Performance 2024 & 2025
Performance
Le 18 août 2024, à l’Instituto Energisa (João Pessoa), dans le cadre du projet masonn, les artistes Anaïs Cheleux, Jeebrahil et RD/WL ont proposé une performance explorant la connexion profonde entre passé et présent, où les rythmes du Batucada, Gwo Ka, Samba, Bèlè, Zouk et Foli brisent les barrières linguistiques.
Inspirée par les écrits de Derek Walcott et Édouard Glissant, cette proposition performative esquisse une fusion sensible des sons et des mémoires, reliant les traditions caribéennes, brésiliennes et africaines pour faire émerger la résonance partagée des traversées diasporiques. Le corps y devient archive vivante, transformant douleur et mémoire en geste de résilience.
Le 27 septembre 2025, à l’Estação Cabo Branco, dans le cadre de la Saison France-Brésil 2025, les mêmes artistes ont poursuivi cette recherche performative. Cette nouvelle activation approfondit leur travail d’expérimentation sonore et corporelle, affirmant le geste et le rythme comme architectures vivantes reliant les rives de l’Atlantique noir.
Résidence de co-création 2024 & 2025
Résidence de co-création
La résidence à Arapuca Cultura e Arte a accueilli en 2024 le collectif masonn autour des questions d’architecture vernaculaire et de réalisme mystique dans l’Atlantique noir.
Pensée comme un temps de recherche, de création et d’immersion, cette première étape a permis d’expérimenter des formes artistiques situées, tout en proposant une restitution exploratoire. Elle a également constitué un moment clé de rencontres avec des professionnels et des institutions culturelles, en amont du programme Saison France-Brésil 2025.
Structurée sur un mois, la résidence s’est articulée entre immersion territoriale, approfondissement des recherches, élaboration des narrations et production artistique.
En 2025, dans le cadre de la Saison France-Brésil, le collectif est revenu au Brésil pour une résidence de deux mois, centrée sur la diffusion et la continuité du travail amorcé en 2024. Ce second temps a permis de consolider les partenariats, d’approfondir les expérimentations et de déployer expositions et performances à João Pessoa et Recife, affirmant l’ancrage durable du projet masonn dans un dialogue transatlantique.
Performance 2024 & 2025
Performance
En octobre 2025, dans le cadre de la résidence liée à la Saison France-Brésil 2025, le collectif masonn a animé un atelier à l’Oficina Francisco Brennand, lieu emblématique de création et de transmission artistique. Pensé comme une porte d’entrée dans les pratiques pluridisciplinaires du collectif, l’atelier proposait d’explorer comment faire corps et architecture à travers le son, l’image et le geste. Après une présentation des démarches et un temps d’échange avec les participant·es, le groupe a été réparti en deux pôles d’expérimentation : création sonore et collage.
L’atelier s’est articulé autour de deux temps complémentaires : une exploration sonore mêlant enregistrements et composition collective, et un espace de création plastique invitant à interroger l’idée de la maison comme seuil, mémoire et point d’entrée symbolique. À partir d’ouvrages en portugais, de citations tirées au sort et de matériaux simples, les participant·es ont produit des formes hybrides de collages narratifs. Ce moment de transmission a permis de tisser des liens entre artistes locaux et internationaux, affirmant l’atelier comme espace vivant de circulation des savoirs et d’expérimentation collective.
